Affichage des articles dont le libellé est Famille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Famille. Afficher tous les articles
mercredi 22 décembre 2010
Clonage et médecine foetale - Les nouvelles méthodes de procréation et leur impact sur la famille - Israël NISAND - 70mn - UTLS - 2005
"Les nouvelles méthodes de procréation et leur impact sur la famille" par Israël NISAND
Conférence organisée par l'Université de Tous Les Savoirs
Disciplines : Histoire de la médecine, Gynécologie, obstétrique, Sociologie, Philosophie, Ethique de la science, Reproduction
Classification Dewey : Contrôle des naissances, Hygiène sexuelle, Ethique médicale
Date de réalisation : 11/01/2005 - Durée du programme : 70 mn
Plan et Découpage de la conférence d'Israël NISAND :
- 01:32 - Présentation d'Israël Nisand
- 04:00 - Introduction d'Israël Nisand
- 04:00 - L'aide médicale à la procréation
- 09:32 - Le don de gamètes et d'embryons
- 09:32 - Le diagnostic pré-implentatoire
- 05:49 - Le clonage reproductif
- 04:30 - Le diagnostic prénatal et médecine fœtale
- 10:01 - Conclusion d'Israël Nissand
- 01:25 - Questions, partie 1
- 20:28 - Questions, parties 2
La légitimité de mettre en oeuvre des techniques d'aide médicale à la procréation repose en fait sur notre capacité à donner du sens à ces pratiques au delà du simple énuméré des possibles. Cette démarche complexe ne s'est pas produite correctement dans le domaine du DPN où, aujourd'hui encore, les objectifs de cette pratique médicale qui touche la totalité des grossesses en France ne sont pas clairement définis. En l'absence d'objectifs collectivement élaborés, c'est la technique et son pouvoir magique qui fascine et qui réifie qui dicte les comportements médicaux et de fait celui des familles.
La règle du jeu reste alors celle-ci : il faut voir tout ce qu'il est possible de voir du foetus à l'échographie, malgré les retentissements psychologiques et médicaux parfois désastreux qui peuvent en résulter. Le pire pour certains médecins serait de ne pas voir une anomalie qui pourrait théoriquement être visible, attentant ainsi à la superpuissance médicale de cette « Big Médecine ». L'application au dépistage pour toutes les grossesses de France a des conséquences insuffisamment évaluées : le fait de demander à chaque femme (et personne n'oublie du fait de la pression médico-légale) ce qu'elle ferait de sa grossesse si une pathologie devait être suspectée n'est sûrement pas dénué de conséquences d'autant que le doute porté sur un enfant in utero retentit sur la relation ultérieure entre les parents et l'enfant.
En AMP, les pratiques plus encadrées ont évolué différemment dans le temps laissant plus de temps à la réflexion et à la recherche de sens. Il y a 4 degrés de complexité progressivement croissante au plan éthique dans les différentes techniques d'aide médicale à la procréation. A chaque étape franchie les questions qui se posent au plan éthique mettent en jeu des argumentaires de plus en plus complexes.
1) La stimulation simple avec ou sans insémination par le sperme du conjoint et la FIV avec ou sans ICSI constituent le 1er niveau de complexité et de difficulté. Il s'agit de remédier par une méthode médicale à la stérilité d'un couple qui, sans ces techniques ne pourrait pas avoir d'enfant. Il n'y a donc pas a priori de problème éthique. Mais cependant, même à ce premier niveau, 3 problèmes peuvent se poser :
- Le problème des grossesses multiples issues de ces pratiques
- Le sort réservé aux embryons congelés
- L'innocuité incertaine de ces techniques en particulier de l'ICSI
2) Les baïonnettes de filiation qui nécessitent un don de sperme ou d'ovule, le don d'embryon et les maternités de substitution constituent le 2ème degré de difficulté éthique. Là aussi, la légitimité médicale initiale peut apparaître évidente. Mais les problèmes éthiques posés par ces techniques sont plus complexes et ont un retentissement potentiel plus grave :
- Conséquences psychologiques sur le couple receveur et sur le donneur
- Problèmes de l'homoparentalité avec ou sans élision de l'autre sexe
- Motivation diverses des donneurs
3) Le DPI qui est la rencontre de l'AMP avec le DPN constitue le 3ème niveau de difficulté. Les familles prises en charge jusqu'ici en France ont des histoires cliniques si chargées, qu'il ne viendrait à l'idée de personne de contester les DPI réalisés en France jusqu'à ce jour. La transparence de cette pratique et la publication régulière des indications et des résultats permettent d'en attester s'il en était besoin. Mais les problèmes posés à la société par le DPI émergent peu à peu :
- "Social sexing" réalisés ici ou là en Europe
- Adjonction d'une recherche de compatibilité HLA à la recherche génique initiale -réalisation d'un DPI pour une simple recherche HLA
4) Le clonage reproductif constitue le 4ème niveau de difficulté éthique. Le don de gamète anonyme peut être culturellement impossible pour des couples issus de culture où la filiation est sacralisée. Il peut alors sembler plus acceptable d'obtenir une filiation à partir d'une cellule adulte paternelle plutôt que d'avoir recours à un don anonyme de sperme. Même si on ne sait pas encore si cette technique est réalisable chez les primates, la discussion éthique est nécessaire pour dire si on accepterait son occurrence ou pas en cas de disponibilité de la méthode. Nous sommes donc au début des pratiques et la réflexion est importante pour essayer d'entrevoir les conséquences psychologiques possibles de cette rationalisation de la procréation visant à éviter tout risque pour l'enfant et ses parents. Mais faire un enfant, n'est-ce pas courir le plus grand et le plus beau des risques ?
Intervenant : NISAND Israël - Gynécologue obstétricien, CHU de Strasbourg
Parcours :
1967 - 1974 : Etude de médecine à Strasbourg
1974 - 1978 : Interne des hôpitaux de Strasbourg
1978 - 1981 : Chef de clinique- assistant des Hôpitaux
1988 - 1992 : Expert en diagnostic prénatal et médecine foetale à la cour d'appel de Colmar
1990 - 1992 : Chef du service de gynécologie obstétrique à Poissy
1993 - 1998 : Expert (diagnostic prénatal et médecine foetale) à la cour d'appel de Versailles
Depuis 2002 : Chef du département de Gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg
Spécialités : Gynécologue obstétricien, Israël Nisand est spécialiste du diagnostique préimplantatoire. Il travaille également sur les questions éthiques posées par les techniques d'interruptions volontaires de grossesse et sur l'impact des nouvelles techniques de procréation sur la famille. Il également intervenu sur l'IVG et sur l'arrêt Perruche auquel il s'est opposé.
Particularités : Il a écrit de nombreux articles dans les revues nationales et internationales et il a participé à de nombreux congrès et comités scientifiques. Il est l'auteur d'un rapport sur l'IVG en France (1998) et il a publié et dirigé plusieurs ouvrages dont : Gynécologie obstétrique, Editeurs Doin, 2002
Source Canal-U - UTLS : Les nouvelles méthodes de procréation et leur impact sur la famille - Israël NISAND
OnlyZenTV : Education - Innovation - Création - We are sure ! Together we can Change the World ...
Conférences, Documentaires, Débats, Tables rondes, Colloques, Interviews, Informations, Reportages, Cours ...
Développement Durable, Ethique, Environnement, Innovation, Philosophie, Psychologie, Sociologie, Histoire, Sciences, Arts et Création ... Youtube OnlyZenTV - Twitter OnlyZenTV - Blogspot OnlyZenTV
jeudi 4 novembre 2010
Famille, Première et deuxième modernité - L'individu, Individualisation, et Individuation - François DE SINGLY - 74mn - UTLS - 2005
Famille, première et deuxième modernité - François DE SINGLY - Canal-U TV - 2005
Conférence Université de Tous Les Savoirs - Durée : 73mn 56s - Date : 04/01/2005
Intervenant : François DE SINGLY - Statut : Depuis 1990 : Professeur à l'Université paris V-René Descartes - Depuis 1990 : Directeur de la collections essais et recherches en sciences sociales.
Diplômes : 1970 : Maîtrise de psychologie - 1972 : Doctorat de 3ème cycle de sociologie - 1984 : Doctorat ès Lettres et Sciences Humaines.
Minutage et Plan de la conférence :
- 01:16 - Présentation de François de Singly
- 07:28 - Introduction de François de Singly
- 04:21 - La première modernité
- 12:50 - La seconde modernité
- 06:49 - Le mariage et la parentalité
- 07:43 - Conclusion de Francois de Singly
- 13:07 - Questions, partie 1
- 20:22 - Questions, partie 2
Texte de la conférence "Famille, première et deuxième modernité" par François DE SINGLY :
1. L'individu au centre Les sociétés dites modernes naissent en Occident, avec d'une part la logique politique de la citoyenneté et d'autre part la logique du marché, et elles ont pour caractéristique de donner une place plus grande à l'individu. Dans l' « Avant-propos » à sa Comédie Humaine, Balzac en prenant position contre cette révolution, exprime bien ce qui est en train de se passer au milieu du dix-neuvième siècle : « Aussi regardé-je la Famille et non l'Individu comme le véritable élément social. Sous ce rapport, au risque d'être regardé comme un esprit rétrograde, je me range du côté de Bossuet et de Bonald au lieu d'aller avec les novateurs modernes » (1842). Quelle est donc « la cellule de base de la société » ? Pour les partisans de la modernité, et de la démocratie, nul doute que c'est l'individu. Pas n'importe quel individu : un individu libre. En 1898, Emile Durkheim, fondateur de la sociologie savante, estime que le premier mouvement de l'individualisation (entendu par cette place centrale accordée à l'individu) a « pour tâche d'affranchir l'individu des entraves politiques ». L'émancipation des liens hérités constitue le travail nécessaire pour que l'individu devienne « individualisé ». L'individu doit être (c'est l'idéal) défini par lui-même, et non pas d'abord par des appartenances « externes ». Il n'est pas d'abord défini par ses liens hérités, par ce qui échappe à son libre-arbitre. Pour y parvenir, l'école publique en France ne voulait sous la Troisième République connaître de ses élèves aucune autre dimension que celle de l'enfant, et du futur citoyen, refusant de prendre en considération le milieu social de la famille ou sa religion. La famille a été et est déstabilisée par un tel mouvement d'émancipation. C'est ce qu'expriment avec regret les réactionnaires, ceux qui résistent à la Révolution Française, comme Balzac. Ce dernier en a conscience lorsqu'il écrit, songeant à la mort de Louis XVI, dans les Mémoires de deux jeunes mariées : « En coupant la tête à Louis XVI, la Révolution a coupé la tête à tous les pères de famille. Il n'y a plus de famille aujourd'hui, il n'y a plus que des individus » (1842). Balzac a raison à la condition de préciser son propos : la famille ne disparaît pas mais elle change de sens. Au lieu de s'imposer d'en haut à ses membres, la famille devient en quelque sorte un « service » qui peut être mis à la disposition des individus, soucieux d'un vivre ensemble. Le passage de la société « holiste » (c'est-à-dire au sein de laquelle les individus sont d'abord des membres, sont d'abord définis par des liens à une société « individualiste » - c'est-à-dire au sein de laquelle les individus sont d'abord des individus) a été inscrit dans certains actes, dans certaines lois de la Révolution Française. Celle-ci a déstabilisé les pères en leur interdisant de choisir leur héritier et en imposant l'égalité de tous les enfants. Elle a aussi instauré le divorce, et le divorce par consentement mutuel. Cela voulait démontrer que le mariage n'était pas un lien qui échappait aux individus, que c'était un contrat qui restait sous le contrôle des conjoints. Cette réforme décisive sur laquelle je reviendrai reflète bien le sens du mouvement de l'individualisation : même un lien tissé avec quelqu'un de son choix peut être défait, tout comme une élection en politique peut désavouer les représentants élus au scrutin précédent. La Révolution a remodelé les deux relations familiales : la filiation et la conjugalité en prônant un droit des individus...
La suite du texte de la conférence : Famille, première et deuxième modernité - François DE SINGLY
A voir aussi sur le site la conférence : "Le couple" par Jean-Claude KAUFMANN
Le couple - La place de l'individu, L'enfant et le couple, La vie conjugale - Jean-Claude KAUFMANN - 91mn - UTLS - 2005
Dans la conférence introductive, François de Singly a évoqué la première et la seconde modernité de la famille. C'est une clé essentielle pour en comprendre les transformations contemporaines.
Ce terme de « seconde » modernité tous ne l'emploient pas. Certains préfèrent évoquer l'hypermodernité et l'individu hypermoderne. Ces différences lexicales sont secondaires. L'important c'est de souligner qu'effectivement, si près de nous, il s'est passé quelque chose. S'agit-il dune rupture historique ? Les historiens nous incitent à la prudence car l'histoire a une mémoire extrêmement longue et lente. On assiste en réalité rarement à des ruptures. A l'inverse les sociologues sont souvent très attentifs à ce qui est nouveau. Et s'il convient d'être prudent, de plus en plus de gens considèrent qu'il s'est passé quelque chose proche d'une rupture historique.
Pour dater cette seconde modernité on parle des années 1960. Quand on évoque les années 1960, il ne faut surtout pas comprendre l'année 1968. 1968 c'est un événement très fort qui est en lien avec ce dont on parle mais qui n'en est ni la cause ni le début. Un certain nombre d'indicateurs montrent que les choses ont commencé à bouger fortement vers le milieu des années 1960 voire même au début des années 1960...
Le couple - La place de l'individu, L'enfant et le couple, La vie conjugale - Jean-Claude KAUFMANN
Source Canal-U TV : Famille, première et deuxième modernité - François DE SINGLY
OnlyZenTV : Humanitarian News, Ecology, Solidarity, and Personal Development ...
Together We Can Change The World - Youtube OnlyZenTV - Twitter OnlyZenTV - Blogspot OnlyZenTV
L'Actualité de l'Engagement Humanitaire, de l'Ecologie, de la Solidarité et du Développement Personnel ...
Libellés :
deuxième modernité,
Famille,
François DE SINGLY,
individuation,
mariage,
modernité,
sociologie
mardi 2 novembre 2010
Adolescents et Famille - Les pathologies - Marcel RUFO - Pédopsychiatrie, Psychologie - 68mn - UTLS - 2005
Conférence : "Adolescents et famille" - Marcel RUFO - Pédopsychiatrie - 68mn - UTLS - 2005
Discipline : Psychologie - Durée : 67mn 50s - Date : 13/01/2005
Marcel RUFO : Pédopsychiatre et directeur de la maison des Adolescents
Docteur en médecine, neuropsychiatre et pédiatre. Professeur agrégé de psychiatrie de l'enfant. De 1995 à aujourd'hui Chef de service à l'hôpital Sainte Marguerite et à l'hôpital de la Timone à Marseille. Depuis octobre 2004 directeur médical de la maison des adolescents à l'hôpital Cochin à Paris. Membre de la société française de psychiatrie de l'enfant.
Spécialiste reconnu des adolescents et plus généralement des rapports famille/enfant, Marcel Rufo a abordé à travers ses travaux tout un ensemble de problèmes allant de la question du divorce et de garde des enfants, au problème de la sexualité chez les adolescents et du rôle de la famille. Avec la maison des adolescents il souhaite développer une nouvelle branche médicale, la médecine des adolescents.
Particularités
Il a écrit de nombreux articles dans les revues nationales et internationales et il est l'auteur de nombreux ouvrages.
- Si bébé pouvait parler, éditions Nathan, 1989
- Bébé à l'huile, bébé au beurre, éditions Erès, 1997
- Comprendre l'adolescent, éditions Hachette, 1999
- Œdipe toi-même, Edition A Carrière, 2000
- Frères et sœurs, une maladie d'amour, Editions Fayard, 2002
Minutage et Plan de la Conférence "Adolescents et famille" - Marcel RUFO :
- 01:33 - Présentation de Marcel Rufo
- 11:09 - Introduction de Marcel Rufo
- 09:57 - L'adolescent dans la famille
- 17:22 - Les pathologies
- 15:36 - Questions, partie 1
- 12:13 - Questions, partie 2
Notre époque est sans doute une extraordinaire fabrique d'adolescence. Elle commence de plus en plus tôt à manifester des signes précurseurs de leur entrée dans cette période de la vie : gel sur les cheveux dès le CM1, sortie le samedi soir dès le CM2, petite amie en 6ème ! Ils n'en finissent plus d'être adolescents puisqu'à leur trentième année, ils envisagent un autre DEA ou une ré-orientation professionnelle ou un voyage autour du monde.
Il est possible que nous ayons les adolescents que l'on mérite et que le jeunisme actuel des anciennes générations sont en compétition avec le goût de changement, de prise de place et de pouvoir que représente l'adolescence. Un autre aspect original des familles consiste dans les extraordinaires progrès des familles quant aux enfants. On veut les comprendre plutôt que les éduquer mais on croit aussi qu'on est parent un jour, parent toujours ; Du bébé à la maturité, des changements sont nécessaires dans les attitudes et dans la nécessité de savoir se séparer pour mieux s'autonomiser.
Source Canal-U TV - UTLS : "Adolescents et famille" - Marcel RUFO
OnlyZenTV : Humanitarian News, Ecology, Solidarity, and Personal Development ...
Together We Can Change The World - Youtube OnlyZenTV - Twitter OnlyZenTV - Blogspot OnlyZenTV
L'Actualité de l'Engagement Humanitaire, de l'Ecologie, de la Solidarité et du Développement Personnel ...
Libellés :
adolescent,
Famille,
Marcel Rufo,
Pathologies,
Pedopsychiatrie,
psychologie
Inscription à :
Articles (Atom)
